Page d'entrée du site de la NASA consacré à Voyager.



Liste complète du contenu du disque embarqué sur Voyager
I et II.



Un enregistrement d'Arthur Grumiaux
sera-t-il écouté un jour dans le cosmos ?

D'après une dépêche d'agence, en 1977.

"L'enregistrement de la Partita n° 3, de Bach, est compris dans les nonante minutes de musique enregistrée qui font partie des objets déposés dans les fusées Voyager I et Voyager II qui ont été lancées aux Etats-Unis, les 20 août et 1er septembre respectivement, vers les planètes Jupiter, Saturne, Uranus et leurs satellites. Après les observations qu'elles sont chargées de faire, les deux fusées dépasseront, on le sait, le système solaire et continueront leur course pendant un billion d'années.

L'astronome Carl Sagan, chef du "Laboratoire des études planétaires" de l'Université Cornell et ses collègues ont voulu ainsi transmettre un message aux habitants possibles de civilisations extra-terrestres à l'occasion du centenaire de l'invention du phonographe (1877).

La Nasa a donc enfermé dans des conteneurs spéciaux, outre des informations scientifiques et le salut de Kurt Waldheim (secrétaire général des Nations-Unies), des échantillons de diverses cultures de notre globe et en particulier, pour la musique: la Partita n° 3 de Bach, par notre violoniste Arthur Grumiaux, l'air de la "Reine de la nuit" de "La flûte enchantée", de Mozart; un quatuor de Beethoven et un Concerto brandebourgeois de Bach ainsi que des musiques représentatives de l'Orient, d'Afrique et de l'Amérique du Sud.
Témoignages qui conféreront en quelque sorte l'immortalité à leurs auteurs".

On se réjouira tout particulièrement qu'Arthur Grumiaux soit le seul violoniste au monde à avoir été choisi par les savants américains pour porter le message de notre vieille terre à d'autres êtres humains s'il en existe. Hommage plus éclatant ne pouvait en effet être rendu à l'artiste qui, suivant les vrais connaisseurs, est le violoniste le plus complet de ce temps. Et hommage d'autant plus significatif qu'Arthur Grumiaux, toujours retenu en Europe par des engagements impérieux, n'a plus jamais le loisir de retourner aux Etats-Unis où l'on aspire à le réentendre et d'où on lui adresse appel sur appel.


SZ 1977.