Pour un accès plus facile, les documents ont été classés en 6 sections. Cliquez sur les onglets pour voir les différentes listes.

Liste des :

 
 


Les articles parus dans la presse durant la carrière d'Arthur Grumiaux ont été ici classés dans 4 catégories: : musicalité, sonorité, virtuosité, et personnalité

Critiques : Virtuosité

Il joue impeccablement en tout, et sa justesse reste inébranlable même quand il choisit une cadence en doubles-cordes qui combine les thèmes de manière ahurissante.
Eric Blom, Birmingham Post.


Un violoniste complet qui résout les problèmes techniques les plus épineux comme en dormant.
Arbeiter-Zeitung.


Sa virtuosité lui permet de franchir les passages les plus difficiles avec une aisance, une simplicité, une économie de gestes qui doublent notre plaisir.
Le Soleil.


Tout y était : la bravoure gitane, la sonorité torride de la corde de sol dans le registre suraigu, les harmoniques, les quadruples cordes et divers autres effets de brillance.
The Boston Herald.


Il a donné une démonstration de sorcellerie violonistique qui fut acclamée particulièrement par les membres de l'orchestre de Cleveland.
Cleveland News.


Sa coordination naturelle est phénoménale. Il surmonte toutes les difficultés techniques sans aucun effort.
Chicago Herald-American.


Son assurance technique et sa puissance furent magistrales; la cadence du premier mouvement fut un tour de force.
D.M., Daily Telegraph.


Un morceau hérissé de difficultés et que Grumiaux joua avec la plus grande maîtrise et le plus grand art.
R. Del Corona, La Gazetta.


Son interprétation absolument insurpassable, techniquement et musicalement, du Concerto de Tchaikowsky, longtemps considéré comme injouable à cause de ses énormes difficultés.
Karl Tittel, Wetzlarer Neue Zeitung.


Technique du violoniste est transcendante; que tout ce qu'une main, des cordes et un archet peuvent exécuter, M. Grumiaux a le droit de s'en prévaloir. "Gruppetti", doubles et triples cordes, harmoniques, stalactites en fin de touche et stalagmites au sillet, rien ne manque à son bonheur.
Le Menestrel, alias M. Kunel.


Et dans l'escarpin verni d'Arthur Grumiaux, nous ne cherchons plus le pied fourchu de Paganini, ménétrier du Diable. C'est sans doute que Grumiaux joue mieux que lui, avec plus d'aisance, avec moins d'attitude. Il nous éblouit encore; il ne nous "ébahit" plus.
José Bruyr, Le Guide du Concert.


Son acquit technique énorme laisse stupéfait.
Karl Tittel, Wetzlarer Neue Zeitung.


Paganini lui-même, qui voulait le soustraire, semble-t-il, à l'intérêt possible des artistes de son temps, en resterait plutôt interdit.
S.v.E., La Libre Belgique.


Une justesse touchant l'invraisemblable, impeccable, lyrique, d'une clarté lyrique simplement confondante.
Yves-Hucher, Le Guide du Concert.


Sans aucun effort apparent, sans esquiver la moindre des difficultés techniques.
BM, Hessische Nachrichten.


Chaque doigté, chaque coup d'archet était d'une exactitude à couper le souffle.
J.M., Hannoversche Rundschau.
13/11/59.


Feu d'artifice de virtuosité pure; une souplesse, une légèreté bondissante d'archet qui fut un éblouissement.
Paul Tinel, Le Soir.


Grumiaux possède une technique phénoménale et son intonation, même dans les passages les plus cruellement contrapuntiques, est aussi impeccablement juste qu'on est en droit de l'exiger.
The Gramophone. Mars 1962.


Il conduit son archet sans effort, avec une inhabituelle élasticité et avec les plus subtiles nuances de la pression des doigts. Il faut avoir vu, et naturellement avoir entendu, comme il utilise les plus petites longueurs d'archet pour des traits sur plusieurs cordes, et comme il peut passer vivement du pianissimo le plus à fleur de peau au forte le plus agressif, et vice versa. Indépendamment de cela, la technique d'archet de Grumiaux, qui est de la dernière économie et qui toujours s'efface devant les véritables exigences de l'interprétation, est à des lieues des artifices plus spectaculaires que les grands violonistes romantiques ont pu préférer. Une main gauche qui réagit avec une sécurité parfaite, qui se prête à toutes les exigences de la littérature contemporaine comme "en jouant", complète le tableau.
E.W.V., Badische Neueste Nachrichten.


Grumiaux a joué avec une aisance surprenante la cadence extrêmement difficile qu'il a choisie (ou composée ?) pour le premier allegro. Il affrontait des difficultés d'une autre sorte dans le Concerto d'Alban Berg, dont les parties lyriques sont sublimes et les épisodes de virtuosité ingrats au possible, et beaucoup mieux faits pour être lus qu'entendus, encore qu'en la circonstance l'extraordinaire virtuosité de l'exécutant en ait au maximum atténué les duretés.
Marc Pincherle, Les Nouvelles littéraires.


Le maître-violoniste Arthur Grumiaux a rendu justice, de manière admirable, à cette oeuvre virtuose, d'une difficulté inouïe...
M.F., Luzerner Neueste Nachrichten.


Lequel était-ce ? Le Titan qui sonnait si merveilleusement sous l'archet d'Arthur Grumiaux à la Philharmonique ? Quelle rondeur sans défaut ! Quelle souplesse dans le grave et quelle délicatesse dans l'aigu ! Quel outil pour la matérialisation d'une musique et d'une interprétation !
F.L., Le Soir.


Pour ressusciter à travers son "Concerto en sol majeur" le Mozart lucide, fébrile et désenchanté des années de Salzbourg, Arthur Grumiaux, attentif au moindre écart de rythme, à la précision implacable des croches, reste cependant un poétique mathématicien. Sa facilité éblouit. Il possède un de ces archets d'acier et de velours, un de ces archets "en flèche de cathédrale" dont parlait Gabriel Fauré. Le libre jaillissement de son élocution sonore, la sécurité de ses traits, le goût infaillible dans lequel ils sont traités font que l'on éprouve à l'entendre une authentique volupté musicale. Plus encore qu'à Mozart, c'est à Max Bruch qu'il apporte cette chaleur communicative et cette finesse de détail qui sont l'apanage des plus grands...
Est-ce bien la même partition que Grumiaux couronne de ces cadences définitives et victorieuses, à laquelle il offre l'hommage d'une virtuosité transcendante jointe à une poignante intériorité ? Ecoutez ces sautillés délicats, ces détachés subtils, cet archet qui n'en finit pas de décrire, dans l'adagio, la courbe sinueuse et inventive des arpèges et des trilles. Le plus remarquable dans tout cela, et aussi le plus difficilement exprimable, est ce sentiment que l'on éprouve que le violon d'Arthur Grumiaux cesse, tout à coup, d'avoir les caractéristiques propres à cet instrument. La palette de sonorités sur laquelle il compose tient beaucoup plus de l'orgue, ou en tous cas du clavier, par les "registrations" incomparables qu'il parvient à obtenir. C'est naturellement une sorte de miracle auquel le public et l'orchestre font un authentique triomphe.
Florence Mothe.