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Les articles parus dans la presse durant la carrière d'Arthur Grumiaux ont été ici classés dans 4 catégories: : musicalité, sonorité, virtuosité, et personnalité

Critiques : Musicalité

La pureté de son inspiration, le raffinement de ses timbres et l'humilité de son jeu.../ Une inépuisable succession de grâce, d'élégance, et même de miracle...
J.M. Molkhou, Diapason
1996.


Il va exactement où la musique le conduit.
A. Robertson, The Gramophone.
Août 1945.


L'artiste met son art au service de la musique. Une suprême clarté d'élocution, et par-dessus tout ce sens de l'expression profonde, non pas apparente, mais réelle, car elle vient de l'intérieur et n'a pas besoin d'attirer l'attention par l'extériorisation puisqu'elle existe et s'impose comme telle.
Il Giornale della Sera, Rome.


Une musicalité intense qui fit merveille.
Henri Sauguet, La Bataille.


Admirables la finesse et la sûreté stylistiques. Juste mesure du phrasé, par l'ordonnance rythmique qui à la fois soutient et conditionne sa façon de dire.
Tempo di Milano, Milan.


Il recrée vraiment une musique qui part de son être tout entier et nous atteint en profondeur, et cela sans concessions de style, sans facilités condamnables, comme sans déploiements pyrotechniques. Son jeu, infiniment reposant, nous plonge dans une constante euphorie. Nous sentons qu'il ne songe jamais à nous étonner, et toujours à nous émouvoir.
Le Soleil.


Sans recherche de l'effet facile, avec ce souci constant de servir son art (...) Voilà de la vraie musique qui nous fait s'incliner humblement, respectueux, et à laquelle le Bach donné en rappel apportait comme un dernier hommage, émotionnant dans sa religieuse simplicité.
La Nouvelle Gazette.


Le violoniste s'est montré pénétré de cette beauté lyrique; il a su, par son jeu intensément musical, situer dans une sphère subtile et immédiatement accessible des passages que l'on avait gardés en mémoire comme rébarbatifs.
De Telegraaf .


Son art est d'une perfection exquise. Une discrétion, une distinction absolument déconcertantes.
Julien Georges, Le Matin.


Son interprétation du Concerto de Mozart pour violon et orchestre K.216 est une splendeur sonore ininterrompue, vitale et chantante, et s'avère comme le charme devenu musique.
H.J.M. Muller. De Telegraaf.


On eût dit que le compositeur s'exprimait lui-même et sans intermédiaire.
ZED. Les dernières Nouvelles d'Alsace.


Une autorité qui dépasse celle du virtuose, qui est celle du musicien qui détaille, qui impose une oeuvre, qui ne conduit pas seulement son interprétation, mais qui conduit tout son auditoire.
La Dernière Heure.


L'attitude de Grumiaux vis-à-vis de Bach consiste à tout d'abord rendre honneur aux intentions du compositeur, sans rien changer à cette musique simple et aristocratique.
Le deuxième mouvement - le point culminant de l'œuvre - fut joué comme une prière. Grumiaux y parvint à des hauteurs inaccoutumées d'exécution et d'expression musicales.
J. Esrachi. Haboker, Tel Aviv.


Le violon d'Arthur Grumiaux a élevé jusqu'aux sommets du royaume de la beauté la plus épurée, et dont les mélodies et les traits étincelaient au soleil.
Weltpresse.


Il visait dans son interprétation moins à l'atmosphère ou au raffinement coloriste qu'à la clarté, la détente et la souplesse de son jeu qui, libre de tout clinquant virtuose, permit à l'œuvre de résonner dans toute son allégresse apollinienne, mais aussi dans la profondeur expressive et pénétrée de l'Andante.
Kölner Stadt Anzeiger.


Le naturel de son émotion et la puissante "intuitivité" de ses dons, grâce à laquelle il atteint avec une absolue infaillibilité l'expression juste, provoquent une admiration sans bornes. Il n'y a ici rien d'artificiel, rien de grimaçant ou de velléitaire, tout est imprégné d'une âme musicale pleine de vie et de sang.
Fre. Lipper Rundschau.


De plain-pied, le violoniste est entré dans ce libre royaume de la musique où le chef d'œuvre crée des liens humains avec ceux qui écoutent... Le repliement de l'esprit faisait place au recueillement qui, lui-même, allait jusqu'à la communion... Lorsqu'il est aussi pur, l'archet touche directement l'âme. Que dire de plus ? Que les interprétations égalaient la musique : elles lui étaient semblables... Le public a quitté la salle sous le coup d'une plénitude.
ZED, Les Dernières Nouvelles d'Alsace.


Le style est d'une qualité éminemment personnelle, la force de persuasion transcendante... Un respect scrupuleux de l'écriture, une précision, une netteté, une élégance de facture sans exemple ; la foi, le cœur et l'esprit tendus à l'extrême afin d'exprimer l'œuvre dans la plénitude du sentiment qu'elle comporte.
D.L., L'Avenir du Tournaisis.


Donner aux mélodies un élan musical éclatant; il sait les rendre poignantes dans les mouvements rapides et les intérioriser avec expression dans les mouvements lents.
Dr. R.H., Neue Rhein Zeitung.


Le violoniste Arthur Grumiaux l'a joué si parfaitement, si simplement intériorisée et juste instrumentalement, que le fluide qui émanait de lui non seulement empoignait l'auditoire, mais aussi déteignait sur l'Orchestre Symphonique de la Radio.
S-r, Allgemeine Zeitung für Württemberg.


Comment n'être point pénétré d'admiration devant la pureté de la ligne, la finesse de la réalisation, l'extrême économie des moyens expressifs, devant la modestie et l'amour illimité de la musique que ces exécutions représentent ?
H.L. de La Grange, Arts.


Je ne trouve sous la plume que les mots de pureté, transparen-ce, éden reconquis sans musique : la musique nue... Dans les limites de la conception que je viens d'exposer, il semble que la perfection soit atteinte par le jeu si clair et délicat de Clara Haskil et par la sonorité angélique d'Arthur Grumiaux. Nous les avons quittés le cœur baigné de paix.
Clarendon, Le Figaro.


Une beauté obtenue par des moyens apparemment simples : un phrasé très pur, qui n'exclura pas une très fine sensibilité, une justesse d'intonation, une attaque directe de la note et surtout pas de ces sous-glissés (sic) qui veulent faire pleurer le violon "à la tzigane".
Michel Bourgeot, Le Jour.


Chez lui, la séduction est bridée par le style. Et quel style !
Paul Vaucaire, Le Matin.


M. Grumiaux est venu nous jouer hier soir le plus célèbre des concertos, celui de Beethoven. Il en a donné une interprétation à ce point somptueuse qu'on eût dit que l'auteur s'exprimait lui-même et sans intermédiaire. Il a rendu au chef-d'œuvre sa beauté resplendissante... Un Grumiaux vient là, comme un bienfait. Interprète résolu qui sait où il va, il a joué avec une intensité, une majesté, qui ont émerveillé l'auditoire. Dans la partie lente qu'il a chantée comme un cantique, il s'est haussé avec Beethoven jusqu'aux plus hautes cimes du rêve.
ZED, Les dernières Nouvelles d'Alsace.


On put y admirer les splendides qualités du grand violoniste qui observe toujours une attitude extrêmement simple et dédaigneuse de l'effet... La légèreté de son archet, l'élégance de son phrasé, son style sobre qui s'adapte avec une judicieuse compréhension à des oeuvres aussi éloignées l'une de l'autre que celles de Mozart et de Brahms.
Paul Tinel, Le Soir.


La merveilleuse musicalité qui vivifie chez Grumiaux un jeu violonistique impeccable, nous la retrouvons pleinement dans son jeu de pianiste au toucher délicat, précis, aux nuances sobres et justes qui suggèrent parfois plus encore qu'elles n'expriment.
M.D., La Revue des Disques.
Septembre 62.


Il n'y a pas eu depuis longtemps un violoniste aussi dégagé des contingences, aussi impeccable... Arthur Grumiaux ne fait pas partie des virtuoses nerveux et taciturnes ; mais il peut tout faire d'une manière fascinante, sans jamais tomber dans la perfection glaciale. Car on se rendait de plus en plus compte que derrière sa manière de jouer il y avait autant d'application et de recherche que derrière celui des autres qui nous paraissaient plus accessibles au premier abord. J.W., Hannoversche Rundschau.
13/11/59.


De tout ce qui nous a été offert ce qui enchantait le plus l'âme fut certes le Concerto en sol majeur de Mozart, et particulièrement l'indicible et surnaturel mouvement lent. Arthur Grumiaux en a joué la partie soliste avec une chaleur et une profondeur d'émotion telles que l'on pouvait croire entendre le battement du cœur du jeune Mozart lui-même.
Badische Volkszeitung.


On ne saurait rêver plus bel effacement de l'interprète devant l'œuvre. Cette sobriété n'est pas indifférence, car chaque note est comprise avant d'être émise. Mais le bienfait, et la valeur d'une telle exécution, c'est de nous livrer Mozart, Beethoven, Schubert, tels qu'ils surent se fixer eux-mêmes sur le papier à musique. Sur ce plan d'art supérieur, c'est d'être vraiment grand que de savoir céder la place à la grandeur de Schubert, Beethoven ou Mozart. Alors qu'il serait tellement plus facile de nous offrir l'expression d'un tempérament individuel ou l'éclat d'une technique indiscrète... Concert sans concessions, animé d'un idéal transcendant.
Olivier Alain, Le Figaro.


Ce n'est pas tellement la pureté technique qui nous emballe chez notre violoniste, mais plus encore le raffinement de l'interprétation, qui nous fait remonter aux sources mêmes de la mélodie. Grumiaux parvient à recréer la musique sur un plan supérieur, idéal même, où le son est expressif dès sa conception.
P.M., La dernière Heure.


Dans son jeu, l'intériorisation s'accompagne d'une aisance éclatante, particulièrement évidente dans l'élégance du troisième mouvement... Tout était léger, aérien, plein de parfums et de couleurs. Et il y eut des moments plein d'âme.
Dr FSt, Wiesbaden Kurier.


Pour d'innombrables discophiles et "discomanes", il est dans Mozart, avec Clara Haskil, dans Beethoven avec le Concertgebouw, seul enfin dans les sonates et partitas de Bach, la perfection invisible, le dieu caché.
P.M., Pourquoi Pas.


Grumiaux s'approche davantage d'une exécution idéale qu'aucun autre violoniste que j'aie jamais entendu. Ou peut-être devrais-je dire "ce que je considère comme une exécution idéale", car certains préféreront sans aucun doute une conception plus subjective, plus romantique, comme celle que l'on trouve dans le coffret de Menuhin. Mais pour moi, celui-ci interpose une barrière entre l'auditeur et la musique, l'inutile barrière de l'"interprétation". La conception de Grumiaux est beaucoup plus directe, comme celle de Milstein, mais avec un élément supplémentaire d'érudition (ou peut-être que goût historique serait une meilleure expression) qui empêche sa virtuosité de l'emmener au diable Vauvert, comme cela arrive à Milstein à l'occasion... Il y a ici une sorte d'honnêteté vis-à-vis des intentions de Bach - pas seulement les notes, mais aussi les tempi et les coups d'archet - que je trouve profondément impressionnante, et souvent tout à fait passionnante... Sa sûreté lui permet d'interpréter ces oeuvres avec une apparence de force détendue.
The Gramophone.
Mars 1962.


Il régnait dans la partie soliste une plénitude expressive de couleur presque romantique et une clarté latine, une assurance dans les exigences techniques et intellectuelles du matériau, qui sont rarissimes dans la vie musicale d'aujourd'hui, même de la part de ses forces de pointes les plus magistrales.
Dr. M., Echo.


Il joue l'œuvre plus vers l'intérieur que vers l'extérieur, son exécution n'est pas un étalage de connaissances violonistiques - bien que sa souveraineté technique est tellement éminente qu'on ne la remarque seulement pas - mais au contraire une méditation qui ne peut que captiver un auditeur concentré sur les mystères de ce profond et complet exposé de l'art de la variation de Bach.
Alfred Beaujean, Aachener Volks Zeitung.


Grumiaux a brillamment surmonté toutes les difficultés, mettant en pleine lumière ses dons immenses, comme la beauté du son, tantôt robuste, tantôt chaleureux et suave, l'élégance et "'incisivité" du phrasé, le tempérament d'une grande sensibilité. Son interprétation, à la fois rigoureusement précise, fervente et pénétrante, a suscité l'enthousiasme des auditeurs.
En. Mont., Il Popolo del Lunedi.


Arthur Grumiaux a joué la partie soliste avec une grande intelligence et un parfait sens artistique... Son énergie était l'inépuisable source de puissance dans cette interprétation, au cours de laquelle le soliste a réalisé d'instant en instant l'idéal de la pur beauté sonore.
Ad. Int., Haags Dagblad.


Il a cette transparence dans la sonorité, cette gaieté spontanée et, dans les moments de tension dramatique de l'adagio, où Mozart s'applique à ne laisser qu'entrevoir une âme singulièrement tourmentée pour un âge si tendre, la divine pudeur que le compositeur lui-même avait mise à l'exprimer.
Marc Pincherle, Les Nouvelles Littéraires.


On peut rêver une interprétation plus fiévreuse par instants, on n'en saurait imaginer de plus pure. L'adagio a passé sur nous comme un songe heureux et la fin du premier mouvement après la cadence - ce moment sublime où Edouard Lalo distinguait, inexplicablement, "une longueur superflue" - s'est perdue dans l'extase et le ravissement.
Clarendon, Le Figaro.


Son art est celui d'une vieille civilisation, cultivé, refusant la facilité, profond tout en demeurant clair.
Jean Cotte, France-Soir.


Quand Grumiaux, il y a de nombreuses années, a joué ici le Concerto en la majeur de Mozart, il a laissé l'impression que sa merveilleuse souplesse de doigté et sa construction sonore indestructible étaient les traits prédominants de son jeu de virtuose. Depuis, l'artiste a évolué d'une manière pour lui décisive : le magicien des sons et l'organisateur sons qui se cachaient en lui ont définitivement accompli leur percée. Ce qu'il a tiré vendredi soir, dans son interprétation du Concerto en sol de Mozart (K.216) et du Concerto d'Alban Berg (entendu pour la première fois à Constance), de son exceptionnellement beau "Guarnerius del Gésu" ne peut être dépassé en splendeur, en brillance, en élégance, en sonorité de violon rayonnante et multicolore.
Dr. G. Lenzinger, Südkurier.


Le violoniste belge Arthur Grumiaux, qui n'avait plus joué à Boston depuis plus de quinze ans, fut un formidable soliste dans Berg. Il n'y a rien de délibérément viennois dans sa façon de jouer, et il comprend bien que Berg, malgré toute la douleur qu'il a mise dans son requiem pour la fille de 17 ans de Walter et Alma Gropius, et malgré le romantisme de sa démarche, était un classique intensément discipliné... Ce fut en tout une interprétation d'une cohérence musicale infaillible, noble et sereine dans l'esprit. Ajoutons que Grumiaux est un instrumentiste véritablement élégant, et qu'il a joué cette oeuvre terriblement exigeante et pas du tout spectaculaire, avec une maîtrise discrète que je n'ai rencontrée chez aucune autre exécution avant lui.
Michael Steinberg, Boston Globe.


L'interprétation du Concerto de violon de Berg par le soliste Arthur Grumiaux représente une des plus belles réalisations de cette oeuvre que j'aie jamais entendues ou que j'espère jamais entendre. Son sens lyrique fut sans défaut de bout en bout, depuis les chaînes de quintes du début et le léger soupçon d'allégresse viennoise dans l'Allegretto qui suit. Même pendant le très difficile passage en forme de cadence de l'Allegro, il n'a jamais sacrifié le souci de l'unité de la phrase aux tentations virtuosiques, bien que la virtuosité ne lui manque en aucune façon.
McLaren Harris, Boston Herald Tribune.


L'incroyable Grumiaux joue Berg et Stravinsky. A l'inverse de nombreux violonistes qui jouent le Concerto de Berg, Grumiaux possède la technique qu'il faut pour survoler ses difficultés sans le moindre soupçon d'effort. Et contrairement à ceux des autres qui possèdent la technique nécessaire, il ne le joue pas avec l'idée de montrer quel grand violoniste il est... Je ne puis imaginer une exécution meilleure; je n'en ai certainement jamais entendue une.
Stereo Review, Best of the month.


On pourrait décrire Arthur Grumiaux comme le belcantiste parmi les violonistes de premier plan. Ses interprétations renoncent aux contrastes brutaux, elles recherchent plutôt la beauté dans l'articulation musicale. Cette beauté est obtenue grâce à des attaques d'une douceur merveilleuse, et se développe spontanément en de florissantes cantilènes. En outre l'art de Grumiaux est assez versatile pour lui permettre de donner à chaque oeuvre en particulier le caractère sonore qui s'y identifie spécifiquement.
W. Bronnenmayer, Nordbayerischer Kurier.


C'est un Grand Seigneur du violon : aristocratique dans le sang-froid de sa perfection virtuose qui ne se perd jamais en effets sensationnels, impeccable dans sa noblesse de sentiment qui s'épanche dans les sons magiquement beaux et intérieurs de son Guarnerius sans jamais glisser dans la sentimentalité banale, supérieur enfin dans la puissance d'une interprétation personnelle qui accorde toute l'importance à l'œuvre et aucune à l'extravagance.
Karl Foesel, Nürnberger Nachrichten.


Ce n'est pas un maître-sorcier diabolique, qui séduit par son extrême virtuosité. Il la possède en vérité, mais elle ne prédomine pas. Il gagne ses auditeurs par la douceur de sa sonorité, par la noblesse et l'assurance de son interprétation et par la chaleur que l'on distingue derrière son calme maintien.
Die Tat.


L'interprétation des deux oeuvres était à ce point parfaite que sûrement non seulement Clara Haskil, mais encore tous les habitants du paradis des musiciens où elle réside durent en être profondément émus.
Neue Zürcher Zeitung.


Arthur Grumiaux s'est une fois encore montré l'interprète idéal de cette musique du sentiment en demi-teintes, de l'attitude distanciée et ludique. Sa manière d'exposer avec nonchalance les passages les plus difficiles, ou de charger d'émotion (sans une nuance de trop) les soupirs néo-baroques de la deuxième Aria, ou encore d'attaquer les doubles-cordes "à la Histoire du Soldat" du finale avec clarté et verve rythmique, était insurpassable.
Manfred Gutscher, Stuttgarter Zeitung.


Arthur Grumiaux : le violon tel qu'on le rêve. Il est parvenu à donner de l'intérêt au Concerto de Max Bruch. Sa sonorité à un tel relief qu'elle confère de la profondeur même à ce qui n'en a pas et sa sensibilité est si généreuse qu'elle donne l'illusion de la sincérité à cette virtuosité souvent assez creuse.
Jean Cotte, France-Soir.


Il joue avec une retenue intellectuellement conduite, qui lui permet de faire apparaître d'autres choses, plus importantes et plus justes. Se fondant sur une technique à laquelle peu d'autres peuvent se mesurer (peut-être Szeryng et Stern), Grumiaux possède une mesure que l'on pourrait appeler classique. Son coup d'archet d'une légèreté incroyable, sa sonorité fine mais toujours intense, sont d'une maîtrise supérieure. Son tempérament de violoniste se montre dans un vibrato retenu, dans des rubatos parfois tout à fait surprenants. A quel point sa sonorité est efficace se reconnaît au fait que, même avec l'orchestre au complet, il est toujours "là". Tout, en Grumiaux, est d'une subtilité de musique de chambre et de la plus extrême noblesse.
Joh. Hasenkamp, Westfälische Nachrichten.


Admirable instrumentiste et musicien étonnant qu'Arthur Grumiaux, capable de transcender Mozart comme Chausson, par une distinction de jeu, une sonorité lumineuse, un modèle du phrasé dont l'équilibre cadre une expressivité dominée.
Paul Druey, Tribune de Genève.


Avec Arthur Grumiaux, les mots n'ont plus suffisamment de valeur. Parler de virtuosité éblouissante et de fine musicalité devient tout à coup banal. Il faut l'avoir entendu pour saisir qu'au premier coup d'archet, il se produit un choc qui vous illumine et qu'il va, dès lors, agir avec son violon comme le ferait un enchanteur d'un coffret magique...
P.Tr., La Libre Belgique.


Le Roi Arthur. L'air n'est plus que rayons, tant il est semé d'anges.
Agrippa d'Aubigné, Jugement.


Ce sont ses interprétations de Mozart qui, d'abord, me font estimer Grumiaux, avec feu David Oistrakh (le roi David comme l'appelait Jacques Stehman) le plus grand violoniste de notre temps, le plus complet, le plus puissant. Chez l'un et l'autre, cette maturité harmonieuse, cette manière "adulte" de dire la musique... C'est la vie intérieure qui l'emporte pour faire du concerto un genre nouveau d'une dignité, elle aussi, nouvelle...
Guy Mertens, Pourquoi Pas ?


Eminent violoniste belge, possède assez de sang-froid pour ne rien se pardonner, même en présence de partenaires plus faibles. Il joue comme s'il c'était pour lui seul, et c'est souvent le cas, car sa qualité sonore lui crée une sorte de piédestal.
H.K.J., Frankfurter Rundschau.


Aucune sensibilité à fleur du peau, aucun alanguissement, ce qui est toujours à redouter. Mais les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Un équilibre où l'expérience rejoint la poésie.
ZED, Dernières Nouvelles d'Alsace.


Le violon de Grumiaux a cette voix subtile et désenchantée qui fait dire aussitôt "voilà Mozart", non pour des raisons philologiques (toujours discutables) mais par l'autorité et la force de persuasion.
A.Br., Il Tempo.


A ces moments-là, l'archet du prestigieux violoniste s'identifie à la lumière du jour, avec ce qu'elle comporte de pur, de léger, de simple.
Paule Tran, La Libre Belgique.


Aujourd'hui dans la plénitude d'un talent qui en fait le plus grand violoniste du monde. A moins d'éreinter mes superlatifs, je n'ai rien à ajouter. Il y a un niveau de qualité, une hauteur d'émotion qui ne s'écrivent pas ou s'écrivent mal.
G.M., Pourquoi Pas ?


La lumineuse pureté de son jeu./Une musicalité extrêmement attachante, mariage de la virtuosité et de la poésie, de la souplesse et de l'élégance, de la transparence et du lyrisme./On ne peut qu'être frappé par cette forme d'"évidence" qui irradie de son violon et qui s'exprime à travers un naturel de chaque instant, très éloigné des effets de manches et des rodomontades./
Michel Debrocq, Le Soir.
11/01/95.


La pureté de son inspiration, le raffinement de ses timbres et l'humilité de son jeu.../ Une inépuisable succession de grâce, d'élégance, et même de miracle...
J.M. Molkhou, Diapason.
1996.


Sa pureté classique, tant sur le plan du style que de la sonorité et de l'intonation, fait équilibre à sa chaleur romantique.
Times.


Sa sonorité est forte et ce fut sans effort apparent qu'il parcourut l'œuvre dans un style intime et sans brutalité. Il tira le maximum du magnifique et poignant mouvement médian et de la grâce du langage musical dans lequel il est exprimé, sans jamais, pour ainsi dire, élever la voix.
Saint Paul Pioneer Press.


Il est aussi le moins spectaculaire des interprètes et s'abstient d'ajouter aux oeuvres qu'il joue ce je ne sais quoi de trop personnel qui entraîne beaucoup de ses émules à une sorte de mauvais goût. Arthur Grumiaux est de ceux qui sont capables de rendre une oeuvre romantique dans un style purement classique.
Julien Georges, Le Matin.


Exprime une musicalité naturelle et organique.
Kurt Böltke.