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Les articles parus dans la presse durant la carrière d'Arthur Grumiaux ont été ici classés dans 4 catégories: musicalité, sonorité, virtuosité, et personnalité

Critiques : Divers

Le violon-lyre d'Apollon./La maîtrise dans l'enthousiasme./Musicien de l'équilibre et de l'élégance, ennemi de toute forfanterie, musicien "apollinien" mais dans le sens de la victoire de la raison "dans" et non "sur" l'enthousiasme./Arthur Grumiaux semble avoir traversé l'existence avec une discrétion qu'il n'a jamais reniée./L'ennemi de toute forfanterie musicale./Il a privilégié le classicisme au détriment de l'exubérance./Il n'a jamais été un interprète froid et distancié/Plutôt que de la victoire de la raison sur l'enthousiasme, il faut certes mieux parler à son propos de victoire de la raison dans l'enthousiasme./
Michel Debrocq, Le Soir.
11/01/95.


Arthur Grumiaux, l'ombre de la lumière./A.G. a traversé son époque à la façon d'un étranger./Il n'était pas de son époque./Peu à l'aise dans l'approche exhibitionnisme de la musique, Grumiaux le provincial ne recherchait vraisemblablement rien d'autre que la pudeur de l'ombre./La technique au service de l'âme./La pudeur des sentiments./Le violoniste hennuyer est au panthéon des grands interprètes du siècle.
N. Croussé, Le Vif-L'Express.
19/07/96.


Le mystère d'un interprète./Une vie entière vouée au violon./Exigence foncière./Il appartenait à cette race d'interprètes sans cesse en quête de dépassement, de "miracle permanent"./
P. Tran, La Libre Culture n872.


Grumiaux, l'anti-Narcisse./Ce qui comptait par-dessus tout était le caractère profond des oeuvres qu'il interprétait. Son public n'avait pas le sentiment de l'écouter lui, le musicien, mais d'écouter l'œuvre, avec lui./Une façon unique d'aborder son art.
P. Michot, Journal de Genève.
Le 20/10/96.


Le timide intransigeant./Arthur Grumiaux est devenu une légende./Pour découvrir l'homme sous l'artiste./Un jeune homme particulièrement doué, qui impose son talent à force d'un travail acharné, accompli dans une solitude... Un pédagogue d'exception soucieux du naturel.
M. Debrocq, Le Soir.
30/10/96.


Il est très gentil, mais rougit et s'agite quand il parle avec quelqu'un qu'il ne connaît pas, alors que sur l'estrade il est aussi calme qu'un concombre.
Graham T. Smallwood, Washington Post.


Il serait superflu de tenter d'évaluer Grumiaux par rapport aux autres violonistes, car il occupe une place à part. Ce n'est pas un batteur d'estrade comme le sont certains autres, et cela est véritablement rafraîchissant. On n'a nullement besoin de se demander s'il leur survivra, car on sait que voici un maître au travail.
Colorado Springs Gazette Telegram.


De tout ce qui nous a été offert ce qui enchantait le plus l'âme fut certes le Concerto en sol majeur de Mozart, et particulièrement l'indicible et surnaturel mouvement lent. Arthur Grumiaux en a joué la partie soliste avec une chaleur et une profondeur d'émotion telles que l'on pouvait croire entendre le battement du cœur du jeune Mozart lui-même. On a été d'autant plus surpris d'une telle subtilité dans l'art de l'interprétation qu'on ne pouvait pas déceler la moindre trace de bouleversement sur le visage de l'artiste, ce qui renforçait d'autre part l'impression que les effets extérieurs ne l'intéressent en rien.
Badische Volkszeitung.


Arthur Grumiaux s'est une fois encore montré l'interprète idéal de cette musique du sentiment en demi-teintes, de l'attitude distanciée et ludique. Sa manière d'exposer avec nonchalance les passages les plus difficiles, ou de charger d'émotion (sans une nuance de trop) les soupirs néo-baroques de la deuxième Aria, ou encore d'attaquer les doubles-cordes "à la Histoire du Soldat" du finale avec clarté et verve rythmique, était insurpassable.
Manfred Gutscher, Stuttgarter Zeitung.


On a assisté à une interprétation authentique, sans vanité, pleine de profondeur et de chaleur, d'où émanait la fascination qu'exerce une grande personnalité. Le jeu de Grumiaux est souvent in-orthodoxe, et sa sonorité marquante possède des nuances qu'on rencontre rarement sur la palette des violonistes modernes, comme ces passages cristallins dans le pianissimo qui, murmurés presque sans timbre, planent sans gravité dans l'espace.
EA., Der Kurier.


Pour savoir ce qu'est "le juste milieu", allez au Théâtre de la Ville. Arthur Grumiaux y joue chaque jour à 18h30 (jusqu'à samedi inclus). Vous y entendrez un violon bien tempéré. Ce violoniste belge, l'un des rares européens à pouvoir rivaliser avec les géants russes ou américains, y donne une leçon de mesure. C'est la bonne.
Il ne s'agit pas d'honnête moyenne mais de parfait équilibre entre tous les excès possibles. Son lyrisme est contrôlé, son contrôle est inspiré. Il en est qui ont plus de flamme, d'autres plus de rigueur, mais les premiers se brûlent les doigts à leurs jeux incendiaires et les seconds glacent les salles et givrent les cœurs. Grumiaux, lui, est à température constante. Cette musique climatisée est un des derniers secrets de notre vieille Europe. Beethoven y trouve la sérénité et Mozart y mûrit à son aise. Tout semble facile dans ce jeu sans problème. Or pour qui connaît la terrible technique du violon cette facilité limpide paraît alors le comble de l'art.
Jean Cotté, France-Soir.


Arthur Grumiaux, c'est le calme, l'équilibre, la sérénité. Le son est égal, homogène, d'une puissance mesurée. Les phrases s'enchaînent avec la plus parfaite régularité, sans la moindre faiblesse. Certains artistes nous donnent l'impression de recréer devant nous les oeuvres qu'ils interprètent. Grumiaux au contraire semble apporter sur l'estrade un produit extrêmement bien fini. Le hasard paraît réduit à son minimum. Jamais nous n'avons l'impression de courir un risque ou de partir à l'aventure. Le visage impassible, presque indifférent, le violoniste est l'image même de la sécurité et de la raison...
G.M., Le Quotidien de Paris.


Loin de jouer les ténors et les séducteurs comme Heifetz, Arthur Grumiaux montre infiniment moins de coquetterie extérieure, n'essaie point d'attirer l'attention sur lui, l'interprétation acquérant ainsi une unité expressive d'une incomparable intériorité. Plus rien ici de la fièvre "virtuose", rien qu'une belle et pure fièvre musicale.
Claude Rostand.


Arthur Grumiaux était unique, ne ressemblait à personne./Il s'est révélé pour moi un très grand artiste, au sens de quelqu'un qui a une conception de ce qu'il fait, pas seulement dans le domaine musical, mais aussi dans la vie.
Nathan Milstein.


Un virtuose de grande classe par la pureté du son, le brillant et la netteté de la technique digitale, la maîtrise du jeu de l'archet, et le contrôle absolu de ses intentions et de ses réflexes.
Ph.M..


Le mystère d'un interprète./Une vie entière vouée au violon./Exigence foncière./Il appartenait à cette race d'interprètes sans cesse en quête de dépassement, de "miracle permanent"./
P. Tran, La Libre Culture n872.


Grumiaux, l'anti-Narcisse./Ce qui comptait par-dessus tout était le caractère profond des oeuvres qu'il interprétait. Son public n'avait pas le sentiment de l'écouter lui, le musicien, mais d'écouter l'œuvre, avec lui./Une façon unique d'aborder son art.
P. Michot, Journal de Genève.
Le 20/10/96.


Le timide intransigeant./Arthur Grumiaux est devenu une légende./Pour découvrir l'homme sous l'artiste./Un jeune homme particulièrement doué, qui impose son talent à force d'un travail acharné, accompli dans une solitude... Un pédagogue d'exception soucieux du naturel.
M. Debrocq, Le Soir.
30/10/96.


Mais sa perfection n'est certes pas que mécanique : il a énormément de sensibilité, heureusement sans inclination aux effusions exagérées, et une intelligence dont on prend plaisir à essayer de sonder le fonctionnement.
Eric Blom, Birmingham Post.


Le naturel dépouille les cadences elles-mêmes de leur virtuosité ébouriffante. Le chant unique de l'Adagio plane dans sa pureté indicible... Il n'est pas expert dans l'art de faire des courbettes à ceux qui tirent les ficelles des carrières internationales. C'est aussi parce qu'il accroche sans la solliciter la fibre émotive la plus secrète de l'auditeur.
JK, Le Comtois.